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Communiqué de presse

Communiqué de presse

Villeneuve-Saint-Georges – Groupe France insoumise, citoyennes et citoyens

Le 3 février 2019

Lors du conseil municipal de Villeneuve-Saint-Georges en date du 22 décembre dernier, les élu(e)s du groupe France insoumise – citoyennes et citoyens ont eu la mauvaise surprise de découvrir deux personnes, l’un élu (FDG) et l’autre collaborateur de groupe (FDG), en état d’ébriété.

Outre l’image désastreuse que cela renvoie, nous avons été profondément choqués des propos insultants et menaçants prononcés par ces personnes à la suite de l’intervention de la présidente de notre groupe, Julia Moro, sur le vote du budget primitif. Pour nous cela n’est pas digne d’un état d’esprit démocratique et respectueux des divergences d’opinion.

Alors que ce type de comportement ne devrait pas avoir sa place au sein d’un conseil municipal, organe délibérant de la ville, l’absence de réaction de la première magistrate de la ville nous interpelle. Nous ne pouvons accepter que des décisions soient prises ou avalisées par des personnes sous l’emprise de l’alcool, pas plus que nous ne pouvons accepter les tentatives d’intimidation qui découlent (ou pas) de cet état. Cela remet en cause l’intégrité et le sérieux des actes qui sont pris au sein de cette assemblée et nous nous étonnons que la séance n’est pas été interrompue par la maire, garante de la bonne tenue et de l’ordre au sein du conseil municipal.

Face au silence, la présidente du groupe FI s’est adressée dans les jours qui ont suivis au maire et aux présidents de groupe de la majorité. Seul le président du groupe FDG a répondu. Malheureusement la réponse n’a pas été à la hauteur de la gravité des faits, pire elle tente de les justifier par l’abstention de la présidente de notre groupe. Mme la maire, elle, s’est manifestée par l’intermédiaire de son cabinet à la mi-janvier pour convoquer notre présidente « concernant son abstention lors du dernier conseil municipal » et non sur le véritable incident. Solidaire de la décision de notre présidente, nous avons d’un commun accord souhaité l’accompagner à ce rendez-vous et manifester notre étonnement face à l’absence de réaction concernant le réel incident de ce conseil. Cela nous a été refusé.

Tentant de comprendre cette absence de prise au sérieux face à de tels comportements, nous avons demandé à Madame la maire des explications à l’occasion du bureau municipal du 28 janvier. Quelle ne fut pas notre surprise d’avoir face à nous du mépris caractérisé par des rires, du cynisme, du déni et des mensonges. Madame la maire, a choisi de nier les faits, avant de se moquer de la peur de notre présidente de groupe qui a dû être raccompagnée aussitôt la fin du conseil municipal. Elle préfère, à l’entendre, croire que ce qui est « grave » c’est le vote de notre présidente. À un mois de la journée internationale des droits des femmes, ces propos et réactions nous inquiètent. Nous avons déjà connu des abstentions sur le vote du budget au sein de ce conseil municipal et dans la majorité sans que cela n’appelle à ce type d’intimidation. Par ailleurs, nous nous étonnons que la collaboratrice du groupe PS/PRG, elle aussi victime de propos inconvenants lors de ce conseil municipal, ait reçu des excuses et non la présidente de notre groupe. 

Que doit-on déduire de tout cela ? Qu’à Villeneuve-Saint-Georges on peut délibérer ou être garant des délibérations sous l’emprise de l’alcool, puis menacer et insulter une élue ?! Doit comprendre que le débat ne doit pas porter de contradiction ?

Ces faits d’intimidation ne sont hélas pas nouveaux lorsque les décisions ne vont pas dans le sens voulu par Madame la maire. Elles rappellent l’épisode douloureux des législatives où fausses rumeurs, chantages et tentatives de culpabilisation ont été de mise. Depuis ces attitudes n’ont jamais réellement cessées. Elles se sont transformées en un rapport de force empêchant les élus du groupe France insoumise-citoyennes et citoyens d’obtenir des moyens décents et informations nécessaires à la réalisation de leur mandat (un seul bureau de moins de 9m2 pour 6 élus sans accessibilité PMR, sabotage de permanences, informations non transmises, mises à l’écart de certaines décisions, utilisations détournées de photo dans le journal municipal…).

Pour nous cela est totalement inacceptable et nous en appelons aux responsabilités de Mme la maire pour que ces comportements n’aient plus lieu d’être. Nous souhaitons pour notre part nous concentrer sur ce qui est réellement important : l’amélioration des conditions de vie des villeneuvois.

Les élus du groupe France insoumise – citoyennes et citoyens :

Nadia Ben Moussa, Mohammed Ben Yakhlef, Jean-Pierre Davidé, Nathalie Dinner, Mariam Doumbia, Julia Moro.