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D’un bidonville, l’autre

D’un bidonville, l’autre

Communiqué de presse des groupes d’action du 1er octobre 2017 

En Europe, depuis des décennies quel que soit le régime politique, les Roms ont été désignés comme les boucs émissaires de toutes les misères, maltraités, humiliés, voir persécutés aux pires heures de notre histoire. Ils ont été pointés du doigt, trop souvent désignés comme les voleurs de poules, les mendiants, les crasseux.

De nos jours hélas, les voilà encore baladés d’un camp à l’autre, d’une ville à l’autre, cachés comme une maladie honteuse. Ce cercle infernal de l’expulsion et de l’exclusion complique considérablement le travail des associations et des services sociaux qui œuvrent à leur intégration et leur santé. Car, à chaque bidonville démantelé, les voilà dispersés, isolés de nouveaux sans solution réelle.

À l’heure où l’union européenne demande à ses états membres d’intensifier leurs efforts d’intégration de la population Rom, il n’est pas inutile de rappeler que derrière cette “appellation” se cachent des réalités de vie encore trop souvent déshumanisantes.

A la FI, nous revendiquons des conditions de vie dignes pour chacun, quels qu’ils soient.

À Villeneuve-Saint-Georges, jeudi 28 septembre les forces de polices ont procédé à l’évacuation du campement situé au 2 sise, Sente de Vigneux. Certes, les conditions d’hygiène et de sécurité n’étaient pas réunies dans ce baraquement de fortune où un feu s’est déclaré le 11 septembre dernier, mettant ainsi en danger les personnes sur place mais aussi la population vivant aux alentours.

Cependant, les militants de la France insoumise de Villeneuve-Saint-Georges, ne peuvent être solidaires de cette action menée sans solution d’hébergement pérenne. À cette heure seule une dizaine de familles ont pu avoir accès à un hébergement de quelques nuits en hôtels. Comme d’habitude, les services de l’Etat n’ont pas été à la hauteur des valeurs de solidarité et d’humanisme que l’on peut attendre d’eux dans un pays comme la France.

Suite à l’évacuation du camp, ce sont des familles, des enfants et des personnes isolées et sans revenus qui se retrouvent livrés à eux-mêmes, ne sachant plus ou aller. Ainsi nous nous interrogeons avec inquiétude. Qu’en est-il de la scolarisation des enfants ? Personne ne s’en soucie. On ne peut pas l’accepter.

Il est temps de pointer les responsabilités nationales et européennes. Les collectivités territoriales doivent agir, mais elles ne peuvent répondre seules à ces situations. Les  désengagements et manquements de l’UE et du gouvernement sur ces questions sont lourds de conséquences.

Aussi, nous demandons à l’Etat qu’il prenne ses responsabilités et qu’une réponse durable et humaine, dans le respect des droits de l’homme soit apportée. Nous serons solidaires avec toute action menée dans ce sens.

Il est temps aujourd’hui de sortir d’une logique d’exclusion pour mettre en œuvre une véritable politique d’intégration de ces populations.

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