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La privatisation d’ADP. Intervention de Julia Moro pour le groupe France insoumise-Citoyennes et citoyens

La privatisation d’ADP. Intervention de Julia Moro pour le groupe France insoumise-Citoyennes et citoyens

Conseil municipal du 21 février 2019

Pour nous conférer au privé ce qui relève des infrastructures aéroportuaires est une aberration. Comme la rappeler récemment la député FI Clémentine Autain à l’Assemblée, ce choix du président Macron révèle une nouvelle fois le vrai visage de sa politique ultralibérale, alors que l’État envisage également de vendre ses participations dans d’autres entreprises publiques stratégiques, comme la Française des jeux (FDJ) ou Engie.

Pour la vie quotidienne des usagers et des riverains, les conséquences d’une  telle décision sont lourdes économiquement, socialement et écologiquement. On peut pressentir une hausse significative des tarifs pour les usagers, une baisse d’investissement dans les infrastructures, une dégradation des conditions de travail des salariés, une baisse des effectifs et donc in fine d’une hausse du chômage pour l’ensemble de la société. Derrière tout cela c’est donc bien la dégradation du service public qui se joue une fois de plus.

L’injustice du système ultralibéral du Président Macron les français en ont assez. Le président de l’association du transport aérien international, M. Alexandre de Juniac lui même reconnaît l’absurdité d’une telle mesure : « pour parler franchement, aucune privatisation d’aéroport ne s’est déroulée de façon satisfaisante (…). À l’inverse les meilleurs aéroports sont tous publics ». Le choix du Gouvernement entre en contradiction complète avec l’esprit même de la constitution de 1946, héritée du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), qui stipulait que « tout bien, toute entreprise dont l’exploitation a ou acquiert le caractère d’un service public national ou d’un monopole de fait doit devenir la propriété de la collectivité ».

Localement que doit-on craindre ? Un déplafonnement du nombre de créneaux horaires, une diminution voire suppression des crédits du fond d’aide à l’insonorisation des logements et bâtiments publics dans le périmètre de gêne sonore ou encore la levée du couvre-feu. Bref l’enfer du bruit pour les riverains. Notre groupe étant soucieux de la qualité et du cadre de vie, nous avons tenu à rajouter ces éléments dans ce vœu et nous réaffirmons avec fermeté être opposé à la privatisation d’ADP.