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Référendum sur les aéroports de Paris : affirmer sa citoyenneté, c’est pétitionner !

Référendum sur les aéroports de Paris : affirmer sa citoyenneté, c’est pétitionner !

14 ans… Cela fait à présent plus de 14 ans que nous, citoyens français, n’avons pas été sollicités à l’occasion d’un référendum. Autrement dit, 14 ans que nous ne nous sommes pas prononcés sur autre chose que sur des personnalités politiques à élire.

Une occasion assez unique et inespérée s’offre à présent de reprendre un fragment du pouvoir qui devrait être le nôtre en démocratie. Nous avons une chance de pouvoir nous prononcer directement sur le destin de notre nation. Nous avons une chance d’inverser la tendance de confiscation d’un pouvoir dont nous devrions être souverains.

Le référendum, une majorité de la classe politique dominante n’en veut pas. Le référendum de 2005 fut vécu comme un traumatisme par une majorité d’élus nationaux qui se sont retrouvés désavoués par le peuple qu’ils étaient censés représenter.

En effet, avant le référendum de 2005, les parlementaires français avaient voté pour la loi de révision constitutionnelle du 1er mars 2005, permettant d’adapter la Constitution française à l’adoption du Traité établissant une constitution pour l’Europe, et signifiant du même coup qu’une majorité de ces parlementaires étaient favorables à ce traité.

Le non au référendum de 2005 a démontré, qu’au mieux, les représentants du peuple ne nous représentaient qu’imparfaitement, et qu’au pire, ils ne jouaient pas leur rôle de représentant.

Les confiscateurs de la souveraineté populaire ont retenu la leçon de ce camouflet pour leur personne. Ils se sont gardés de réitérer toute expérience de référendum et ne se sont contentés que du vote des « représentants du peuple » pour faire adopter en force le Traité de Lisbonne en 2008, qui reprenait pourtant les grandes lignes du Traité rejeté en 2005.

Ainsi, le Président de la République n’entend certainement pas changer de pratique pour une réforme impopulaire qui participe de sa politique économique : la privatisation des aéroports de Paris. Alors même que les sondages donnent à voir une majorité de français opposés à cette privatisation (https://www.huffingtonpost.fr/entry/referendum-sur-adp-75-des-francais-pret-a-signer-une-petition-pour-le-reclamer-sondage-exclusif_fr_5d1b5d02e4b07f6ca5841d1d), Emmanuel Macron et sa majorité LREM n’ont pas tremblé pour adopter la mesure.

Miraculeusement, un concours de circonstances favorables a permis le déclenchement inédit d’un article constitutionnel dont l’application paraissait impensable : le référendum d’initiative partagé. Créé en 2008, ce dispositif, inscrit à l’article 11 de la Constitution, permet le déclenchement d’un examen parlementaire, et, à défaut, d’un référendum, sur l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement et d’un dixième des électeurs.

Un cinquième des représentants nationaux a donc fait le job. Ces élus ont soutenu une proposition de loi permettant d’empêcher la privatisation des aéroports de Paris. La suite de travail nous revient à nous, citoyens.

Il nous faut réunir environ 4,7 millions de signature pour contraindre les élus de la République au respect de la procédure de l’article 11 de la Constitution. Il s’agit d’un nombre tout à fait important de personnes mais qui n’est pas impossible à réunir : il ne s’agit finalement que de 10% du corps électoral (5 fois moins que le nombre de votants aux dernières élections européennes par exemple).

Certes, juridiquement, réunir les 4,7 millions de soutiens ne nous assurera pas à coup sûr la mise en place d’un référendum. Le gouvernement peut se limiter à un simple examen parlementaire.

Mais, politiquement, la procédure du référendum d’initiative partagée a les avantages de ses inconvénients. Si 4,7 millions de soutiens constituent une somme difficile à réunir, ils constituent également une pression politique très importante tout à fait à même de tordre le bras au Président de la République.

Il est difficilement envisageable qu’Emmanuel Macron soit capable de s’opposer à 4,7 millions de personnes qui réclament un référendum. Le message de confiscation de pouvoir serait bien trop gros et la pression bien trop forte.

Voici pourquoi il est important pour tout citoyen de soutenir la pétition en ligne sur la mise en place d’un référendum sur la privatisation des aéroports de Paris.

Que vous soyez contre la privatisation des aéroports (comme nous le sommes à la France insoumise) ou même pour, votre devoir de citoyen réclame que vous affirmiez vos droits et le pouvoir qui vous appartient. Signer la pétition, c’est ainsi se battre pour ses droits.

Et qui sait, l’espoir qu’une pression populaire s’installe durablement auprès des élus et conduise à une redéfinition du peuple comme élément central et moteur dans la définition du destin commun de la nation…

Nos positions locales sur la privation d’ADP :

Nos actions locales obtenir une référendum :