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Résolution concernant les Rohingyas

Résolution concernant les Rohingyas


21 juin 2018

Considérant que les propos du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le massacre des Rohingyas comme génocide,

Considérant que l’offensive militaire birmane contre cette minorité, relève indubitablement du crime contre l’Humanité,

Le Conseil Municipal Réaffirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits et en dignité, et que toute vie est également sacrée ; Refuse les pièges tendus par celles et ceux qui voient dans ce conflit un outil de division entre les peuples ; Exprime son engagement total et sans faille en faveur de la paix et de toutes les initiatives qui peuvent y concourir ;

Dénonce les agissements répétés de l’État et de l’armée birmans qui constituent autant de violations caractérisées de la Charte des Nations Unies et des normes juridiques qui en découlent, exercées en toute impunité du fait de la complaisance de la communauté internationale ; Considère au contraire que la paix ne peut se construire que dans le respect du droit international et des résolutions de l’ONU ; Estime qu’à cet égard le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit veiller à garantir la sécurité du peuple Rohingya, ainsi que de toutes les minorités qui (sur-) vivent en Birmanie, et à faire respecter l’ensemble de leurs droits, notamment les plus fondamentaux et inaliénables des Droits de l’Homme.

Dénonce le silence complice de la Prix Nobel Aung San Suu Kyi et demande à l’académie norvégienne de lui retirer ce prix ;

Dénonce l’inacceptable décision, en Avril 2013, de levée des sanctions économiques européennes qui pesaient sur le régime birman, suite à la cessation de l’assignation à résidence de Me Suu Kyi, alors-même que les persécutions et massacres réguliers perpétrés à l’encontre de certaines minorités du pays, et notamment de la minorité Rohingya, étaient connus de tous.

Exige en conséquence : – L’envoi immédiat d’une force internationale de protection ;

  • La réouverture immédiate de l’état birman d’Arakan (Rakhine State) aux ONG et observateurs indépendants ;

  • L’abrogation de la Loi de 1982 sur la Citoyenneté, qui a déchu les Rohingyas de leur nationalité birmane ;

  • La reconnaissance des droits des minorités et l’application du Droit International afin de permettre la coexistence pacifique entre les différentes ethnies birmanes ;

Exige de l’Union Européenne qu’elle s’engage à faire appliquer ces orientations avec un échéancier contraignant prévoyant des sanctions progressives contre la Birmanie si celle-ci ne s’y conforme pas, à l’image de celles prises à l’encontre de la Russie concernant sa politique en Ukraine ;

Exige que la France fasse pression sur la junte militaire Birmane et fasse tout ce qui est en son pouvoir afin de parvenir à l’arrêt de ces massacres ;

S’associe aux actions humanitaires menées par les associations humanitaires, qui interviennent sans relâche pour dispenser aide médicale, matérielle et psychologique aux victimes, au nombre desquelles figurent des centaines de milliers d’enfants, orphelins, blessés, traumatisés et éprouvés par plusieurs années de persécutions systématiques, de privations de droits et de vagues régulières d’agressions physiques et sexuelles, d’expropriations, d’enfermements arbitraires et d’assassinats.

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