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Pour le maintien du train des primeurs Perpignan-Rungis et le développement du fret ferroviaire SNCF

Pour le maintien du train des primeurs Perpignan-Rungis et le développement du fret ferroviaire SNCF

Voeu proposé par le Groupe France insoumise au Conseil municipal de Villeneuve-Saint-Georges – Jeudi 27 juin 2019

Considérant que le train de primeurs de Fret Perpignan-Rungis s’arrêtera le 14 juillet 2019 si le gouvernement n’en fait pas une liaison d’intérêt général exploitée par la SNCF,

Considérant que le train de fret primeur transporte actuellement 14 000 tonnes de fruits et légumes par an depuis la plate-forme Saint-Charles International de Perpignan jusqu’au MIN de Rungis ;

Considérant qu’à l’heure où le climat est une préoccupation majeure pour le pays, et que le remplacement d’une ligne de Fret par des camions serait une catastrophe écologique, économique, sociale et sanitaire ;

Considérant que la pollution est déjà responsable de la mort prématurée de 48 000 personnes et qu’il serait irresponsable d’y ajouter l’équivalent de 25 000 camions supplémentaires par an ;

Considérant qu’en Ile-de-France, les voitures, poids lourds et utilitaires roulant au gazole, sont déjà à l’origine de 85 % des NOx responsables de la grande majorité des particules fines liées au trafic routier ;

Considérant que la suppression de cette ligne de Fret augmenterait l’accidentologie et la congestion du réseau routier, dont notamment l’A86 en Val-de-Marne qui voit déjà passer un poids-lourd toutes les 6 secondes à hauteur de Rungis,

Considérant que la politique du tout camion est une aberration écologique, économique et sociale ;

Considérant qu’il faut adapter l’économie à notre temps en développant le transport de marchandise par le rail ;

Considérant qu’en 2010, le terminal ferroviaire a achevé une grande opération de rénovation complète qui a coutée 19 millions d’euros financés par le conseil régional d’Ile De France, le département du Val de Marne et la SEMMARIS, et qu’il serait préjudiciable d’avoir dépensé cet argent public inutilement ;

Considérant la fermeture du terminal de transport combiné de Rungis il y a quelques années par l’opérateur de l’époque, privant ainsi ce site d’un outil essentiel au développement du trafic ferroviaire,

Considérant qu’un premier train Perpignan-Rungis a déjà été supprimé il y a 3 ans, justifiant à l’époque l’interpellation de la SNCF et de l’État, montrant ainsi que ce dossier est sur la table depuis longtemps et que le gouvernement ne peut faire mine de le découvrir,

Considérant qu’il existe un fort potentiel de trafic ferroviaire à destination du MIN de Rungis, en particulier à partir des grands ports maritimes,

Considérant les positions de l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre, du Président de la Semmaris et des maires de Rungis, Chevilly-Larue, Thiais et du conseil départemental du Val-de-Marne qui ont fait part de leur volonté de maintenir la ligne de Fret Rungis-Perpignan ;

Le conseil municipal de Villeneuve-Saint-Georges:

  • Se prononce pour le maintien définitif du train Fret Rungis-Perpignan ;
  • Demande à l’État et à la direction de la SNCF les moyens nécessaires de ce maintien et du développement du trafic à l’arrivée et au départ de Rungis,
  • Soutient les revendications et demandes formulées par les représentants des cheminots et de nombreux élus notamment en matière d’investissement sur le matériel roulant et les infrastructures (réouverture du terminal combiné),
  • Rappelle que le fret ferroviaire est un outil d’intérêt public et demande donc son développement. A ce titre, ce dossier, comme celui du Contrat d’Intérêt National concernant le site ferroviaire de Villeneuve-Saint-Georges incluant la relance d’une activité Fret ferroviaire, seront hautement significatifs d’une réelle volonté politique de l’Etat en matière environnementale ou, au contraire, de son absence totale.